TÉLÉCHARGER FERDINAND TONNIES COMMUNAUTÉ ET SOCIÉTÉ GRATUITEMENT

Tönnies prend à son compte ce que Marx écrit dans le livre I du Capital: Seul manuel à proposer une analyse complète et comparée… https: Les rapports de vie commune se distinguent fondamentalement de l’échange propre à la société. Celui-ci n’est formé que par leur juxtaposition. Tönnies analyse des concepts dont il développe systématiquement le contenu plus qu’il n’observe les faits. Elle s’oppose à un tout considéré comme une mécanique, comme un artifice se composant d’individus isolés. Ferdinand Tönnies naquit en dans le Nord de l’Allemagne, près de Husum.

Nom: ferdinand tonnies communauté et société
Format: Fichier D’archive
Système d’exploitation: Windows, Mac, Android, iOS
Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 35.9 MBytes

Valeurs modernes et structures sociales anciennes incarnées par la société hiérarchisée coexistent dans cette configuration dont l’héritage platonicien est indéniable. Mais sa carrière universitaire était bloquée en raison de son engagement politique et de sa critique de l’État autoritaire. Parmi les auteurs les plus consultés actuellement. Ainsi, l’art et la religion garantissent l’ordre social. Dans le piétisme allemand, à la suite de la Réforme luthérienne, trouve son expression propre une notion d’individu qui relie responsabilité individuelle et communauté. Le signe manifeste de l’échange est l’argent, qui signifie liberté. Comme Georg Simmel, dans la Philosophie de l’argent Tönnies construit son concept de société à l’aide de la symbolique de l’argent qui se mue en sémiotique.

Reproduit in Émile Durkheim, Textes. Éditions de Minuit,pp. Quoique cet gerdinand soit avant tout une étude de science sociale 1ey vues de nature très diverse y sont intimement mêlées. En même temps que toute une sociologie on y trouvera ferdinannd une philosophie et toute une psychologie. Nous laisserons de côté tout ce qui ferdiannd trait à la philosophie générale, pour dégager ce qui intéresse particulièrement le sociologiste.

Comme l’indique le titre, l’auteur s’est proposé d’analyser deux concepts, celui de la Gemeinschaft et celui tonnise la Gesellschaft. Ce sont les deux modes de groupement que l’on observe chez les hommes, les deux formes de la vie sociale. Caractériser chacune d’elles et déterminer leurs rapports, tel est l’objet de cette étude. La Gemeinschaft, c’est la communauté. Ce qui la constitue, c’est une unité absolue qui exclut la distinction des parties. C’est en un mot la communauté ou, si l’on veut, le communisme porté à son plus haut point de perfection.

Les parties n’en ont pas. C’est l’accord silencieux et spontané de plusieurs consciences qui sentent et pensent de même, qui sont ouvertes les unes aux autres, qui éprouvent en commun toutes leurs impressions, leurs joies comme leurs douleurs, qui, en un mot, vibrent à l’unisson. Mais elle est un produit nécessaire de la nature des choses, de l’état des esprits. Pour que les consciences soient à ce point confondues, pour qu’elles participent ainsi à la vie les unes des autres, il faut qu’elles soient de même nature, ou qu’il y ait du moins entre elles de grandes ressemblances, et voilà pourquoi la communauté du sang est la source par excellence de toute espèce de communauté.

C’est d’elle qu’est née toute espèce de communauté, et puisqu’elle a sa source dans la constitution physiologique de l’homme, il en est de même de la Gemeinschaft. Celle-ci est donc d’origine absolument naturelle, c’est un groupement organique et, comme on le verra, c’est par ce caractère qu’elle se distingue essentiellement de la Gesellschaft.

Si la famille est la forme la plus parfaite de la Gemeinschaft, ce n’en est pas la seule. D’ailleurs la ferdonand recèle déjà en elle-même des propriétés, des éléments et des modes de combinaison divers, qui donnent naissance par la suite communquté une certaine diversité de groupements.

  TÉLÉCHARGER XFIRE EN FRANCAIS

La ressemblance organique n’est pas le seul lien qui rattache les uns aux autres les membres de la famille. Ces deux liens sociaux peuvent se développer alors que le premier s’est affaibli et se substituer à lui.

Dans ce cas, chacun d’eux donne naissance à une espèce particulière de Gemeinschaft. Ilarrive par exemple que, par le seul fait du voisinage et des relations qui en ferinand, des familles jusque-là indépendantes s’agrègent fortement ensemble: Quand à la communauté des souvenirs et des occupations, c’est elle qui donne naissance aux confréries, aux corporations politiques, économiques ou religieuses, où se trouvent réunis tous ceux qui s’adonnent aux mêmes fonctions, ont les mêmes croyances, ressentent les mêmes besoins, etc.

Dans de telles sociétés où les individus ne sont pas tonniez les uns des autres, la propriété est naturellement commune. wociété

Communauté et société selon Ferdinand Tönnies

Tout le groupe travaille en commun et jouit en commun. Il n’y a même pas propriété au sens communaufé du mot, mais possession Besitz et possession collective. L’échange entre deux ou plusieurs familles rt se conçoit, il est vrai, sans peine, mais non entre les membres d’une même famille. Aussi la propriété par excellence est-elle alors celle du sol. Les services des particuliers ne sont pas salariés, c’est-à-dire vendus pour un prix débattu.

Puisqu’il n’y a pas d’échange, il ne saurait y avoir de contrat. Le contrat suppose deux individus en présence, dont chacun a sa volonté, ses intérêts, sa sphère d’action, d’une part, et de l’autre un objet qui passe des mains de l’un dans celles de l’autre. Or on vient de voir que ces conditions ne sont pas réalisées dans la pure Gemeinschaft. C’est là qu’il faut observer, presque à l’état de pureté, ce que M.

Tönnies appelle la Gesellschaft.

ferdinand tonnies communauté et société

Mais chacun est ici pour soi et dans un état d’hostilité vis-à-vis des autres. Les divers champs d’activité et de pouvoir sont fortement déterminés les uns par rapport aux autres de sorte que chacun interdit aux autres tout contact et toute immixtion Personne ne fera rien pour autrui à moins que ce ne soit en échange d’un service similaire ou d’une rétribution qu’il juge être l’équivalent de ce qu’il donne Seule la perspective d’un profit peut l’amener à se défaire d’un bien qu’il possède.

C’est, on le voit, l’antipode de la Gemeinschaft. Les consciences, naguère confondues, sont ici différenciées et même opposées les unes aux autres. Tandis que la première forme de société est celle que décrit de préférence un Hegel par exemple, on reconnaît dans la seconde la théorie de Bentham. Suivant l’auteur, ces deux types de vie sociale, que l’on oppose sans cesse et que l’on présente comme exclusifs l’un de l’autre ont tous deux existé et se sont successivement développés au cours de l’histoire.

Le second est né du premier: Celui-ci s’est donc trouvé tout naturellement émancipé et c’est de ce spectacle que nous sommes actuellement les témoins. Ainsi, tandis que précédemment le tout était donné avant les parties, ce sont maintenant les parties qui sont données avant le tout. Celui-ci n’est formé que par leur juxtaposition. C’est pourquoi, tandis que la composition de la Gemeinschaft était organique, celle de la Gesellschaft est mécanique.

Telle est la différence essentielle d’où dérivent les autres. Il est d’ailleurs inutile de déduire les principaux caractères de la Gesellschaft, pour en donner une idée au lecteur. C’est à peu de chose près la société industrielle de Spencer.

  TÉLÉCHARGER ADOBE FLASH PLAYER MAC OS 10.4.11 GRATUIT

C’est le règne de l’individualisme au sens où ce mot est généralement entendu.

Le régime du status est cette fois remplacé par celui des tonnnies. Aux croyances qui régnaient par la force de la tradition succèdent les opinions librement réfléchies, la science.

La propriété s’individualise elle aussi, se mobilise, l’argent apparaît. C’est l’ère eg commerce, de l’industrie, surtout de la grande industrie, des grandes villes, du libre-échange et du cosmopolitisme. On voit qu’en somme la société que dépeint en ce moment M. On comprend maintenant le sens du sous-titre du livre: Abhandlung des Communismus und Socialismus als empirische Culturformen Étude sur le Communisme et le Socialisme considérés comme des formes empiriques historiques? Le communisme est le régime de la Gemeinschaft, comme le socialisme est celui de la Gesellschaft.

L’un et l’autre ne sont donc pas des conceptions idéologiques, destinées à se réaliser dans l’avenir, mais des faits réels qui se produisent dans l’histoire suivant un ordre déterminé.

Communauté et société : un ré-examen du modèle de Tönnies – Sens Public

Comme la Gesellschaft naît de la Gemeinschaft, le socialisme naît du communisme et le remplace. Tönnies n’y voit qu’un moment inévitable de l’évolution sociale, et même l’avant-coureur de la dissolution finale.

ferdinand tonnies communauté et société

Il en parle donc sans enthousiasme, mais avec impartialité, comme d’un phénomène naturel et nécessaire. Par une coercition toute artificielle, il peut bien comprimer pour un temps toutes les contradictions internes, tous les déchirements qui travaillent la société, mais tôt ou tard ils finiront par éclater.

Telle est la conclusion du livre. La matière qu’il embrasse sous un petit volume est en réalité trop vaste pour qu’il soit possible de discuter à fond les théories de l’auteur. Comme l’auteur, je crois qu’il y a deux grandes espèces de sociétés et les mots dont il se sert pour les désigner en indiquent assez bien la nature: Comme lui j’admets que la Gemeinschaft est le fait premier et la Gesellschaft la fin dérivée.

Enfin j’accepte dans ses lignes générales l’analyse et la description qu’il nous fait de la Gemeinschaft. Mais le point où je me séparerai de lui, c’est sa théorie de la Gesellschaft. Elle n’est ferdinan moins organique ni moins interne.

Il y a entre ces deux manières d’être une telle solution de continuité qu’on ne conçoit pas comment elles pourraient faire partie d’un même développement. Concilier de cette manière la théorie d’Aristote et celle de Bentham, c’est tout simplement juxtaposer des contraires. Mais en quoi consiste cette vie collective de la Gesellschaft. La méthode que suit l’auteur ne lui permettait pas de répondre à la question, car elle est toute idéologique.

Commnuauté la seconde partie de son ouvrage surtout M. Tönnies analyse des concepts dont il développe systématiquement le contenu plus qu’il n’observe les faits. Cimmunauté quelles que soient ces réserves, on ne peut pas ne pas reconnaître dans ce livre une véritable force de pensée et une puissance peu commune de construction. Abhandlung des Communismus und des Socialismus als empirische Culturformen. Plan du site avancée Recherche avancée Type: